Le titre de cette Paracha en dit long quant à la suite du texte.
En effet EKEV qui veut dire le TALON d’où d’ailleurs le nom donné à notre patriarche Jacob qui, voulant naître le premier a tenté de retenir Esau en l’attrapant par son talon.
Rachi commente cette parole « Soyez attentifs mème pour les Mitswot faciles que vous foulez par le talon ».
Je citerai Pirqé Avot qui précise« observez les Mitswot faciles comme les plus difficiles car vous ignorez quelle sera leur récompense » .
Nous savons que la Torah ne mentionne pas de récompense terrestre pour les Mitswot si ce n’est pour 2 d’entre elles : Honorer ses parents,
la Torah nous dit « afin que tes jours se prolongent dans la terre que l’Eternel t’a donné».
Contrairement à ce que l’on peut penser ce n’est pas si simple car il est dit במותם יותר מבחייהם de les respecter encore plus après leur disparition que de leur vivant car ils ne sont plus là pour nous exprimer leur reconnaissance par l’affection qu’ils nous portent.
Une autre Mitswa bien plus simple mais difficile à comprendre, si on voit un nid d’oiseaux que la mère couve tant qu’ils ne peuvent voler de leurs propres ailes « chasses la mère et prends les petits afin que tes jours se prolongent sur la terre que je t’ai donné ».
Dans l’Aftara 2e des consolations le prophète Isai est dans le même esprit mais d’un père ,du Père céleste, qui rassure Israel qui craint que D. ne l’abandonne « une femme peut elle oublier son nourrisson et cesser d’aimer le fils de ses entrailles même si celle-ci oubliait, moi je ne t’oublierai pas ».
Et de conclure sur une note d’espoir « car il console toutes ses ruines où se trouve Sasson Vesimha l’allégresse et la joie, la reconnaissance et le chant de la musique » Kol Sasson Vekol Simha » la voix de l’allégresse la voix de la joie on chantera pour Hatan et Kala .
C’est de bonne augure dans l’espérance d’une vie normale afin de nous retrouver bientôt pour les fêtes de Tichri dans la joie et l’allégresse avec la fin de la guerre en Israël et le retour de nos Hayalim dans leurs foyers Amen.
Chabbat Chalom
Claude MAMAN