Cette semaine nous commençons le cinquième livre de la Torah, Devarim, qui va permettre à Moïse de donner ses dernières recommandations avant de se séparer de son peuple.
Cependant cette paracha est régulièrement lue le chabbath qui précède Tichea Beav puisque de la même manière que les Jérémiades commencent par EKHAla plainte d’Israël qui voit son temple détruit Moché Rabbenou se plaint par ce mot EKHA de ne pouvoir supporter les revendications et révoltes du Peuple.
Bien plus, le rappel de l’épisode des explorateurs qui les condamna à errer 40 ans dans le désert, jusqu’à la disparition de cette génération. Moïse évoque la « nuit » où tout le campement pleura. Et cette nuit était celle de Tichea Beav «vous avez pleuré pour rien, cette même nuit vous pleurerez pour la destruction du Temple ».
Ce livre de Devarim est appelé Deuteronome en français. En effet c’est la reprise de la Torah par Moïse comme on l’appelle Michné Torah.
En rappelant l’histoire depuis la sortie d’Égypte, avec toutes les étapes et péripéties, les Mitswot comme les manquements.
Comme on le sait, Moïse n’entrera pas en Terre Promise. La colère est meurtrière puisqu’elle leur a coûté cher, à lui et son frère Aharon. Ce chabbath est appelé Chabbath Hazon, du premier mot de l’Aftara tirée du prophète Ovadia qui, faisant ses remontrances et prédilections de la chute d’Israël, prend à témoin ciel et terre « Des enfants J’ai élevé mais ils ont fauté dit l’Eternel » et il ajoute « le bœuf connaît son acquéreur, l’âne son maître, mon peuple n’a pas compris ». Cependant de conclure par une note d’espérance, le credo de notre peuple, « Sion par la justice sera délivré et ses habitants par la bienfaisance ». Et la Meguila de Ekha d’ajouter pour Tichea Beav dans les temps futurs « on t’appellera Moed fête ».