La vache rousse qui est plutôt un statut HOK à la différence d’une MITSWA car elle n’arrive pas à notre entendement.
C’est la plus impénétrable loi de la Torah au point que le plus sage des hommes le Roi Salomon avoue n’être pas parvenu à trouver son sens. Il fallait une vache rousse n’ayant aucun défaut ni jamais subie de joug. Très difficile à trouver au point qu’on était prêt à investir une fortune pour s’en en procurer.
On raconte dans le Talmud que les Sages avaient localisé un non juif qui en possédait une.
Ils se munirent d’une très forte somme qu’ils lui proposèrent. Il déclina, la clé de la grange qui renfermait la vache rousse, se trouvant sous l’oreiller où reposait son père. Il ne voulait pas le réveiller pour tout l’or du monde. Il en fut très récompensé par la naissance l’année suivante d’une nouvelle vache rousse.
Un exemple extraordinaire de KIBOUD AV VAEM respect des parents.
Pourquoi tant d’importance lui accordait on ? En fait la vache rousse avait 2 propriétés opposées mais exceptionnelles. Le Cohen brûlait la vache rousse après l’avoir sacrifiée dans les champs et avec ses cendres mélangées aux eaux lustrales, il aspergeait les impurs et les purifiait.
Par contre le Cohen lui-même devenait impur .
On retrouve dans cette Paracha le même phénomène à propos du Serpent d’Airain . En effet après la nouvelle révolte des enfants d’Israël D. envoie des serpents qui font à nouveau de nombreuses victimes . Et pour stopper cette catastrophe humaine D. ordonne à Moché de fabriquer un serpent d’airain qui guérisse, en le regardant, ceux qui ont eu le venin d’un serpent.
Ça peut paraître, disons le mot, de la sorcellerie, mais parfois La Torah est contrainte de suivre les instincts de l’homme. Et pourtant à propos du Puits de Myriam, qui s’assécha après sa disparition, Moise cédant à la colère en frappant le rocher au lieu de lui parler comme le lui avait ordonné l’Eternel fut puni ainsi que son frère Aaron : ne pas entrer en Terre d’Israël.
Peine exemplaire mais trop lourde « LA COLÈRE EST MEURTRIÈRE ».
Mort d’Aaron Hacohen tout le peuple d’Israël observera 30 jours de deuil à l’exception de son propre fils Eleazar qui revêtira en sa présence ses vêtements de Cohen Guadol. D’où l’origine biblique de la période de deuil Chlochim.
Néanmoins Aaron aura eu l’ultime satisfaction d’assister à sa propre succession ce que Moise aura plus tard en désignant Josué pour conduire le peuple en Terre d’Israël.
Ainsi va la vie « DE L’IMPURETE À LA PURETÉ » et « DE LA PEINE À LA JOIE »et le peuple d’Israël vit intensément ses moments après le cessez le feu avec l’Iran le calme revient dans le pays qui pleure ses victimes et s’impatiente de revoir ses otages morts ou vivants. L’impatience nourrit d’espérance qui est le propre du peuple juif.
Am Israël HAY