Maimonide déclare « le libre arbitre est entre les mains de chacun la voie est libre s’il choisit la bonne tant mieux par contre s’il choisit la mauvaise il en assumera ses conséquences ». Fidèles au rendez vous annuel nous allons nous retrouver dans nos synagogues pour nous recueillir et demander à D. de nous pardonner de n’avoir pas consacré plus de temps à ses œuvres. Depuis le dernier Yom Kippour bien des événements nous ont donné l’occasion de nous retrouver.
En ce jour où D. décide de la vie ou de la mort, de la paix ou de la guerre, des soldats tombent au champ d’honneur, des victimes d’attentats lâches s’attaquant à des femmes, enfants innocents.
Tant de veuves d’orphelins et de victimes.Toutes ces inquiétudes devraient nous donner l’occasion de reprendre conscience de notre judaïsme, de l’histoire du peuple auquel nous appartenons.
Pour nous cette prise de conscience n’est possible que si nous réalisons que nous n’avons pas véritablement accompli notre devoir.
Or nous constatons que les meilleurs d’entre nous sont satisfaits d’eux mêmes et sont incapables d’avoir mauvaise conscience lorsqu’ils agissent à l’encontre du judaïsme .
Pour Maimonide la notion de repentir est le socle où repose la destinée humaine de son vis à
vis avec autrui comme au regard de son rapport avec le ciel.
Quelles que soient les erreurs du passé la Techouva laisse l’homme intact de « se faire » ou de « se défaire » il suffit d’en prendre conscience et de faire amende honorable.
Les portes du ciel sont ouvertes à Kippour et D. ne demande que de nous inscrire dans le livre d’une vie heureuse.
N’a-t-il pas proclamé à Moïse après la faute du veau d’or « j’ai pardonné selon ta demande » .
Que le souhait de notre inscription dans le livre de la vie soit complétée par la libération et la protection de tous nos Hayalim.
Amen Gmar Hatima Tova
Claude Maman